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2030 que nous voulons

par JRAJAONSON, il y a 8 mois

Préambule 

Dans cette histoire, nous vous transportons dans un futur où la plantation d’arbres sera face au changement climatique ce que les vaccins représentent face aux épidémies : un acte de responsabilité universelle suivant le principe de carboneutralité individuelle et une mesure à la portée de tous les habitants de la planète, sans considérations géographiques, ethniques, de couleur, de genre, de classe sociale, d’âge, d’état civil, de handicap et de religion.

2030 que nous voulons

Nous sommes en 2030 et les objectifs définis par le concert des nations sont rencontrés suivant les échéanciers établis par les scientifiques pour atteindre une baisse de la température moyenne de la planète de 1,5°C.

Dans cette vision du futur :

  • La plantation d’arbres constitue une nouvelle monnaie universelle pour compenser directement toute forme de consommation alimentaire, matérielle et d’espace, ainsi que toute perte d’origine naturelle ou accidentelle du couvert forestier.
  • Toute forme de consommation alimentaire, matérielle et d’espace est comptabilisée en empreinte carbone et convertie en équivalence de nombre d’arbres. Ainsi, en fonction de leur empreinte carbone respective, chaque citoyen et chaque entité est responsable de s’acquitter directement de leur propre redevance à la planète par la plantation d’arbres à l’endroit et à la fréquence de leur choix jusqu’à atteindre la carboneutralité.
  • Les 7 milliards d’habitants qui seront plus de 9 milliards en 2050 et les millions d’organisations privées et publiques sont tous connectés aux milliers d’exploitants forestiers et de propriétaires fonciers publics et privés à travers le monde grâce aux technologies et aux modèles d’affaires émergents. Chaque citoyen et chaque entité sur la planète est en mesure de planter les arbres « qu’ils doivent à la planète » auprès des exploitants forestiers et des propriétaires fonciers de leur choix à travers le monde, en tout temps et sans avoir besoin des compétences, ni posséder des terres pour le faire.
  • Les exploitants forestiers ainsi que certains propriétaires fonciers publics et privés bénéficient d’une nouvelle clientèle pour les arbres produits qui sont par ailleurs personnalisés (p. ex. personnalisation et décoration selon le besoin des clients, produits dérivés, reportage vidéo sur la vie de l’arbre). Les ventes de l’industrie de l’arbre sont supérieures à celles de l’industrie forestière.
  • Les groupes sous-représentés dans l’économie mondiale, notamment les peuples autochtones, les communautés éloignées des grands centres urbains, les individus en situation de handicap, les femmes et les jeunes ont accès à de nouvelles perspectives d’emplois permanents et accessibles dans leur collectivité respective, ainsi qu’à de nouvelles sources de revenus dans l’industrie de l’arbre. Ils sont plus résilients.
  • Les nombreuses régions rurales dont l’économie est tributaire des ressources naturelles et des produits forestiers voient des retombées économiques directes grâce à l’industrie de l’arbre. Les autres régions bénéficient également de retombées économiques en créant et maintenant des écosystèmes végétalisés de proximité qui s’inscrivent dans cette industrie.
  • Tous les grands rassemblements mondiaux comme les rencontres sportives, les festivals et les concerts sont carboneutres : Ils font affaire avec des exploitants forestiers de leur choix pour planter un nombre d’arbres équivalents à l’empreinte carbone de leur évènement.
  • Les innovations dans le milieu des affaires et de la recherche prolifèrent autour de la biotechnologie pour la plantation de graines, des procédés de plantation, de l’entretien des plans et des plantations, du transport des produits, des services de comptabilité environnementale, de la règlementation, de la personnalisation de chaque arbre, de la valorisation des espaces inutilisés et des friches, de la production et de la vente d’équipements divers.
  • Les capteurs ou puits de carbone constituent de nouvelles formes de zonage dans le domaine de l’aménagement du territoire. Ils désignent des zones forestières dont la fonction s’inscrit dans la lutte contre le changement climatique. En raison de cette vocation, la valeur pécuniaire de chaque arbre de ces zones forestières est supérieure à celle d’arbres similaires localisés dans les autres zones et une réflexion débute autour de la création d’une bourse de l’arbre.
  • La course à la colonisation végétale des déserts est lancée et les zones de feux de forêt constituent les nouveaux laboratoires de recherche en technologie forestière.
  • Pour que cette vision se réalise, nous lançons un appel aux plus hautes instances internationales, regroupant des gouvernements locaux, régionaux et nationaux d’ouvrir un nouveau chapitre sur la notion de devoir à la Charte des Nations Unies et à la Déclaration universelle des droits de l’Homme afin de garantir aux générations futures le même droit « à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne ». On parlera désormais de la Déclaration universelle des droits et du devoir humains.

    Ce devoir n’est pas celui des pays développés envers les pays en développement, ni celui des plus grandes entreprises envers les petits producteurs, ni celui des plus fortunés envers les plus démunis. C’est un devoir propre à chaque individu et à chaque entité envers la planète.

    De l’ajout de ce chapitre sur la notion de devoir humain dans la Charte des Nations Unies et la Déclaration universelle des droits de l’Homme découleront des amendements aux conventions, aux protocoles et aux programmes gouvernementaux en matière de droit, d’environnement et de lutte au changement climatique. Ces amendements s’articuleront autour de l’adoption de normes en matière de carboneutralité des individus et des entités privées ou publiques.

    Nous lançons aussi un appel aux entrepreneurs et aux chercheurs qui feront de cette vision du futur une réalité, notamment pour la comptabilisation de l’empreinte carbone de tous les modes de consommation des individus, la conversion de cette empreinte en nombre d’arbres et la connexion de tous les habitants de la planète en quête de carboneutralité aux producteurs forestiers et aux propriétaires fonciers privés et publics dans le monde, à l’aide des modèles d’affaires émergents.

    Finalement, nous lançons au gouvernement du Canada et de chaque province et ville le défi d’être le premier pays, la première province ou la première ville où tous les citoyens et toutes les entités sont carboneutres.

    Ce sera en grande partie à travers cette responsabilisation de chaque individu et de chaque entité envers la planète dans un esprit d’équité véritable que les gouvernements et les grandes institutions internationales réussiront à atteindre dans les délais les plus courts et aux coûts les plus faibles les objectifs de réduction des émissions de carbone définis par les scientifiques comme étant acceptables et à permettre une phase de transition raisonnable vers les technologies et les produits propres.

    Cette histoire est une synthèse des réflexions résultant des discussions entre un ingénieur forestier retraité qui a travaillé à la Banque Mondiale pendant 15 ans et un géographe titulaire d’un doctorat en études urbaines.

    Par cette histoire, nous souhaitons manifester notre intérêt à poursuivre avec vous cette réflexion aux étapes nécessaires à la réalisation de cette vision du futur. Cette vision correspond à au moins 7 milliards d’arbres de plus par an qui seraient plantés à de faibles coûts pour les gouvernements à travers le monde et qui aideraient à compenser pour la perte de 2 400 arbres coupés par minute à des fins de consommation et par des causes naturelles et accidentelles.

    Bienvenu Rajaonson et Juste Rajaonson

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